Photographe, Ana Tornel vit et travaille à Paris. Passée par la presse magazine, elle conserve l’instinct d’observation du reporter qui sommeille.

Dévouée depuis quelques années à la photographie argentique, cette photographe se focalise sur un travail d’auteur, assumant des choix et des partis pris plus personnels. Elle nous entraine dans un voyage mystérieux et insolite au cœur du végétal. En contrebande, elle traque, presque à son insu, l’envers du décor.

Toujours à la recherche de l’outil qui s’adapte le mieux à son projet artistique, c’est dans les procédés photographiques anciens qu’elle trouve la matière nécessaire pour modeler son imaginaire, un univers sensible et émouvant. Ainsi, en 2012 et 2013 elle suit des ateliers de collodion humide, positifs et négatifs, ainsi que de tirages contact sur papier salé, albuminé, avec Quinn Jacobson.

À l’aide de ce procédé photographique datant du milieu du XIXème siècle, elle cherche à s’écarter délibérément des critères esthétiques du moment et nous invite à une réflexion intime sur la réalité de notre univers le plus proche.

En Juin-Juillet 2014 elle est en Résidence d’Artiste créée par l’association de l’Atelier Malicot, sur le thème « Sarthe, métamorphose d’une vallée », qu’elle a interprété par le biais du collodion humide. Cet ouvrage, qu’elle a réalisé en tandem avec l’écrivaine québécoise Claudine Bertrand, sera exposé pendant une année dans les différentes communes de la vallée. Il a également été recueilli dans un livre qui est apparu sous le même titre.
 

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